
ll faut se faire à la nouvelle technologie, abandonner ses vieilles habitudes et apprivoiser les nouvelles technologies. Mon emploi récent ma permis de disposer d’un nouvel outil de travail que je peux aussi utiliser pendant mes périodes de « loisirs ». Merveilleux !
Ce mois qui vient de se terminer m’a permis de devenir un enthousiaste et de percevoir de nouvelles avenues d’utilisation de cet outil de travail. Mais au lieu de rédiger un texte aujourd’hui pour partager, je copie ici quelques extraits de mes premières impressions, tirées de mon journal personnel de recherche de février, avec le moins d’édition possible…
Samedi, 9 février 2008
La « tablette » permet d’écrire du texte très aisément et de l’insérer dans le traitement de texte. Quel serait le premier chapitre qui pourrait être transcrit facilement, sans avoir à utiliser le clavier ? N’est-il pas étonnant qu’un tel outil vienne enfin m’aider à avancer mes recherches personnelles. Il y a quelques mois à peine, je n’aurais jamais eu l’idée de pouvoir écrire directement sur une page électronique.
Je ne suis, pas en mesure de réaliser comment ce nouvel outil va me permettre d’accélérer la rédaction de mes textes. C’est vraiment toute une épargne de temps, n’est-ce pas? En plus de permettre le travail dans le traitement de texte, cela permet aussi d’imaginer d’autres utilisations possibles.
Ces premières phrases syncopées ne seront pas à placer dans le rayon de la grande littérature, bien sûr. Mais en s’habituant d’abord à un nouvel outil de travail, on s’acclimate à une nouvelle manière de penser! Histoire de vouloir être un peu capricieux, à la limite, pourquoi ne pourrais-je pas changer la couleur de l’encre? C’est ce genre de choses étranges qui surgissent à l’esprit, comme si on oubliait déjà de se ravir devant une telle merveille. Je ne peux pas m’imaginer tout à fait à quelle vitesse je pourrais transcrire an chapitre… ce sera à expérimenter.
Mon étonnement va grandissant, et même plus, il devient pratiquement de l’ébahissement, sinon presque de l’incrédulité, en constatant comment il est facile d’écrire du texte sans avoir à trop se contraindre. Il y a une mécanique de l’écriture, quand on se penche devant une page, au moment où on s’appuie la tête dans la paume de la main – c’est presque une figure archétypale – on connaît le penseur de Rodin, dans sa pose inspirante, nous incitant au recueillement ou aux vagabonderies …
Dimanche, 10 février 2008
Il n’est pas tout à fait dimanche, mais c’est plutôt le milieu de la nuit, dans ce mitan où on arrive aux petites heures du matin, dans la ville sans bruit, loin de ces heures où les citadins se précipitent en allant au boulot ou revenant à sa piaule, à l’abri. Alors, après toutes ces heures passées devant le petit écran, vaut mieux se plonger dans un merveilleux sommeil réparateur… la nuit fera du bien, nous disposera à avoir de meilleures idées encore, demain.
Je me rends compte que je dispose d’une nouvelle interface entre moi et le texte, qui se couche normalement à plat sur une page et qu’on doit transcrire par la suite, une fois qu’il est calligraphié sur le papier; cette interface facilite grandement le travail, allégeant ce petit boulot de tâcheron. Il semble bien que je vais y prendre goût assez rapidement. Il suffira de sortir quelques cahiers des étagères pour les transcrire sans trop de peine. Tout cela est bien encourageant! Il faudra donc que j’établisse un équilibre entre le travail et la passion personnelle afin de parvenir à réaliser tout ce qui me tient à cœur. Des rêves d’espérance en perspective.
Mais cette nouvelle interface, aussi attrayante soit-elle, peut aussi me chagriner un peu, car ces mots qui prennent forme sur une feuille, dans leur style particulier, disparaissent, une fois qu’ils sont insérés dans le traitement de texte. On demeure parfois étonnés devant notre résistance au changement ; n’est-ce pas le propre du changement de paradigme? J’ai souvent louangé le plaisir du grattement de la plume, la pointe labourant la feuille en laissant un petit filet d’encre… Je n’ai pas souvent retrouvé au clavier le plaisir que me procure un cahier… Mais voilà qu’il y a ici une espèce d’heureux compromis. Quand l’éminent sociologue français Baudrillard nous entretient du CD – bien qu’il soit inusable, c’est nous qui nous nous usons en l’écoutant – ou encore Barthes sur la modernité dans notre relation avec les objets, les choses ou les structures, comment devrait-on réagir alors devant l’avènement de cette technologie ? L’ordinateur reconnaît mon écriture, mais je ne la reconnais plus ?
Vendredi, 22 février 2008
Finalement, même si cela peut dépanner d’écrire avec une interface de reconnaissance d’écriture on peut se douter que le clavier est plus efficace au niveau de la rapidité et de la précision. Il faut tenter de comprendre quels sont les domaines les plus pratiques pour appliquer cette nouvelle interface de saisie de texte. Je la mets au défi en me lançant à un rythme effréné dans la composition du texte, juste pour voir si je ne lui ferai pas perdre la tête à ce petit processeur. Mais les résultats sont presque surprenants, car à la vitesse nous faisant écrire eu pattes de mouche (comme on nous disait sur les bancs d’école) semble-t-il que la machine performe; il ne restera que quelques fautes à corriger, ce qui ne sera pas très compliqué. L’écriture script apporte une fluidité à la pensée qui ne se produit pas sur un clavier, je serais porté à croire. Il faut parfois accepter d’être en phase expérimentale en apprivoisant de nouveaux outils. Et je constate que même si ma calligraphie n’est pas d’une qualité à toute épreuve, que ce logiciel de reconnaissance d’écriture utilise en fait un thésaurus qui semble relativement efficace, même si mes mots sont parfois approximatifs. Je dirais même que c’est presque étonnant, il faut s’en réjouir.
Je viens de constater qu’en quelques semaines à peine, je viens de découvrir plein de possibilités que je n’avais pas auparavant…
• Écrire directement sur la Tablette ;
• Me brancher sans fil au réseau Internet dans les cafés;
• Me promener partout dans l’appartement en étant relié à Internet ;
• Lire Scientific American en PDF, en plein écran, format portrait ;
• Regarder en différé Le Téléjournal de la SRC dans toutes les pièces;
• Travailler dans mon journal de recherche et prendre rapidement des notes;
• Demander à des collègues de dessiner un schéma sur l’écran au lieu de le faire sur papier, mon procurant une copie numérique.
Voilà pour ces premières impressions. . .
Niveau 201 – Signets
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