La tête dans les nuages 2

Originally uploaded by ClodiMedius.

Eh oui! Septembre 2009 et le blogue a souffert d’abandon. Terre inexplorée pour certains, encore, mais je suis toujours là pourtant, vous proposant aujourd’hui d’explorer l’Homme de Calder, un artéfact de l’Exposition Universelle de Montréal, en 1967. Terre des Hommes est déjà trop loin derrière et me rappelle mon âge avancé.

Je vais reprendre le fil de mes activités dans ce blogue et réviser petit à petit Univers Zéro Un, ce grand négligé.

Mes activités professionnelles ont bouffé mon esprit depuis février 2008. Mon poste d’analyste plongé à coeur de jour dans Visio pour établir des diagrammes modèles de processus pour une grande entreprise m’éloignent de l’ordinateur de la bibliothèque à la maison! Mais il n’est pas possible d’abandonner l’écriture…

Je vais donc revenir plus souvent. En attendant, au lieu de vous attarder à mes mots, allez visiter mon album Flicker!

Pour en savoir un peu plus sur l’artiste Alexander Calder

ll faut se faire à la nouvelle technologie, abandonner ses vieilles habitudes et apprivoiser les nouvelles technologies. Mon emploi récent ma permis de disposer d’un nouvel outil de travail que je peux aussi utiliser pendant mes périodes de « loisirs ». Merveilleux !

Ce mois qui vient de se terminer m’a permis de devenir un enthousiaste et de percevoir de nouvelles avenues d’utilisation de cet outil de travail.  Mais au lieu de rédiger un texte aujourd’hui pour partager, je copie ici quelques extraits de mes premières impressions, tirées de mon journal personnel de recherche de février, avec le moins d’édition possible…

Samedi, 9 février 2008

La « tablette » permet d’écrire du texte très aisément et de l’insérer dans le traitement de texte. Quel serait le premier chapitre qui pourrait être transcrit facilement, sans avoir à utiliser le clavier ? N’est-il pas étonnant qu’un tel outil vienne enfin m’aider à avancer mes recherches personnelles. Il y a quelques mois à peine, je n’aurais jamais eu l’idée de pouvoir écrire directement sur une page électronique.

Je ne suis, pas en mesure de réaliser comment ce nouvel outil va me permettre d’accélérer la rédaction de mes textes. C’est vraiment toute une épargne de temps, n’est-ce pas? En plus de permettre le travail dans le traitement de texte, cela permet aussi d’imaginer d’autres utilisations possibles.

Ces premières phrases syncopées ne seront pas à placer dans le rayon de la grande littérature, bien sûr. Mais en s’habituant d’abord à un nouvel outil de travail, on s’acclimate à une nouvelle manière de penser! Histoire de vouloir être un peu capricieux, à la limite, pourquoi ne pourrais-je pas changer la couleur de l’encre? C’est ce genre de choses étranges qui surgissent à l’esprit, comme si on oubliait déjà de se ravir devant une telle merveille. Je ne peux pas m’imaginer tout à fait à quelle vitesse je pourrais transcrire an chapitre… ce sera à expérimenter.

Mon étonnement va grandissant, et même plus, il devient pratiquement de l’ébahissement, sinon presque de l’incrédulité, en constatant comment il est facile d’écrire du texte sans avoir à trop se contraindre. Il y a une mécanique de l’écriture, quand on se penche devant une page, au moment où on s’appuie la tête dans la paume de la main – c’est presque une figure archétypale – on connaît le penseur de Rodin, dans sa pose inspirante, nous incitant au recueillement ou aux vagabonderies …

Dimanche, 10 février 2008

Il n’est pas tout à fait dimanche, mais c’est plutôt le milieu de la nuit, dans ce mitan où on arrive aux petites heures du matin, dans la ville sans bruit, loin de ces heures où les citadins se précipitent en allant au boulot ou revenant à sa piaule, à l’abri. Alors, après toutes ces heures passées devant le petit écran, vaut mieux se plonger dans un merveilleux sommeil réparateur… la nuit fera du bien, nous disposera à avoir de meilleures idées encore, demain.

Je me rends compte que je dispose d’une nouvelle interface entre moi et le texte, qui se couche normalement à plat sur une page et qu’on doit transcrire par la suite, une fois qu’il est calligraphié sur le papier; cette interface facilite grandement le travail, allégeant ce petit boulot de tâcheron. Il semble bien que je vais y prendre goût assez rapidement. Il suffira de sortir quelques cahiers des étagères pour les transcrire sans trop de peine. Tout cela est bien encourageant! Il faudra donc que j’établisse un équilibre entre le travail et la passion personnelle afin de parvenir à réaliser tout ce qui me tient à cœur. Des rêves d’espérance en perspective.

Mais cette nouvelle interface, aussi attrayante soit-elle, peut aussi me chagriner un peu, car ces mots qui prennent forme sur une feuille, dans leur style particulier, disparaissent, une fois qu’ils sont insérés dans le traitement de texte. On demeure parfois étonnés devant notre résistance au changement ; n’est-ce pas le propre du changement de paradigme? J’ai souvent louangé le plaisir du grattement de la plume, la pointe labourant la feuille en laissant un petit filet d’encre… Je n’ai pas souvent retrouvé au clavier le plaisir que me procure un cahier… Mais voilà qu’il y a ici une espèce d’heureux compromis. Quand l’éminent sociologue français Baudrillard nous entretient du CD – bien qu’il soit inusable, c’est nous qui nous nous usons en l’écoutant – ou encore Barthes sur la modernité dans notre relation avec les objets, les choses ou les structures, comment devrait-on réagir alors devant l’avènement de cette technologie ? L’ordinateur reconnaît mon écriture, mais je ne la reconnais plus ?

Vendredi, 22 février 2008

Finalement, même si cela peut dépanner d’écrire avec une interface de reconnaissance d’écriture on peut se douter que le clavier est plus efficace au niveau de la rapidité et de la précision. Il faut tenter de comprendre quels sont les domaines les plus pratiques pour appliquer cette nouvelle interface de saisie de texte. Je la mets au défi en me lançant à un rythme effréné dans la composition du texte, juste pour voir si je ne lui ferai pas perdre la tête à ce petit processeur. Mais les résultats sont presque surprenants, car à la vitesse nous faisant écrire eu pattes de mouche (comme on nous disait sur les bancs d’école) semble-t-il que la machine performe; il ne restera que quelques fautes à corriger, ce qui ne sera pas très compliqué. L’écriture script apporte une fluidité à la pensée qui ne se produit pas sur un clavier, je serais porté à croire. Il faut parfois accepter d’être en phase expérimentale en apprivoisant de nouveaux outils. Et je constate que même si ma calligraphie n’est pas d’une qualité à toute épreuve, que ce logiciel de reconnaissance d’écriture utilise en fait un thésaurus qui semble relativement efficace, même si mes mots sont parfois approximatifs. Je dirais même que c’est presque étonnant, il faut s’en réjouir.

Je viens de constater qu’en quelques semaines à peine, je viens de découvrir plein de possibilités que je n’avais pas auparavant…

• Écrire directement sur la Tablette ;
• Me brancher sans fil au réseau Internet dans les cafés;
• Me promener partout dans l’appartement en étant relié à Internet ;
• Lire Scientific American en PDF, en plein écran, format portrait ;
• Regarder en différé Le Téléjournal de la SRC dans toutes les pièces;
• Travailler dans mon journal de recherche et prendre rapidement des notes;
• Demander à des collègues de dessiner un schéma sur l’écran au lieu de le faire sur papier, mon procurant une copie numérique.

Voilà pour ces premières impressions. . .

Niveau 201 – Signets

Tablet Pc

Bonjour, l’auteur de ce blogue n’est pas porté disparu.

Est-ce que c’est le temps qui lui échappe, ou échappe-t-il lui même au temps ? Disons-le différemment. Ce blogue était un projet ambitieux, mais constituait aussi un monde parallèle à une existence professionnelle parsemée d’embûches de toutes sortes. Ce n’est pas par dépit, ni par manque d’occupation qu’on se sépare de ses lecteurs.

Une tour rapide des dernières recherches personnelles en cours, après une disparition plus longue que mes prévisions initiales; est-il temps de rendre des comptes aux lecteurs et lectrices? Ma vie s’anime en partie en fouillant dans la bibliothèque.

Il y a certes beaucoup de temps libre qui s’est offert à moi; j’ai décidé d’en profiter à ma guise pour me plonger dans des univers parallèles à la cosmologie. On peut certes consacrer beaucoup de temps à débrouissailler les vastes questions qui se présentent à nous en tentant d’élucider les mystères de l’énergie, de la matière et du temps. Mais ce temps, cet espace-temps devrait-on dire, est aussi le tissu de notre existence, une étoffe qui se tisse d’expériences extraordinaires ou malencontreuses, et ce métier à tisser peut parfois se dérégler, contre sa volonté, sans qu’il soit possible d’intervenir promptement.

Le temps passe, nos réalisations ne se concrétisent pas toujours dans l’Univers matériel. La vie intérieure, le silence et la méditation sont parfois préférables à la surexcitation exacerbée de notre intelligence. Ce blogue n’est qu’une pointe de l’iceberg, relativement à l’expérience formidable de la retraite du monde : on peut lire sans vouloir résumer, synthétiser, recenser, critiquer ou se faire valoir aux autres… Il y a tant de présences sur le Web, dans une variété infinie de formes et d’expressions : vidéoclips, photographies, créations artistiques, abondance de textes exprimant une vie qui coule à travers les veines de tant d’internautes.

Parfois même une espèce d’exhibitionnisme intellectuel – les savants billets de ce blogue en sont malheureusement un bon exemple. Mais, voilà, on peut vouloir revenir à pas feutrés et tenter de partager uniquem ent ce qui est utile aux autres pour les inspirer dans leur vie.

Voilà, j’ai plongé dans la littérature depuis de début de l’hiver passé; sans avoir de grands secrets à partager immédiatement, mes suggestions de lecture vous surprendront probablement, en comparaison de celles du passé. Mon carnet de notes Moleskine – le second depuis septembre, est presque plein, C’est en révisant cet itinéraire que je pourrai vous faire part bientôt de ce qui mérite d’être partagé.

Pour vous faire un clin d’oeil, j’ai revisité Dali, Eco, Auster, Musil, et même Charles Fort – je suis donc «fort occupé» et vous dirai-je aussi que la topologie cosmique est toujours dans ma mire, mais cette fois-ci dans une dimension bien différente que j’explore avec plaisir. Comme je serais tenté de vous laisser un indice ! Mais non, je me tais…

Mass EffectC’est une surprise ! En vérifiant les liens conduisant vers le bloque Univers zéro un, voilà que je découvre qu’une communauté de joueurs de Mass Effect, sur XBox, s’intéressent à la physique, et entreprennent une discussion très intéressante sur différents aspects des enjeux de la cosmologie scientifique. C’est tout à fait inusité et rafraîchissant de constater comment les membres d’une communauté peuvent s’entraider pour approfondir un sujet !

En effet, un fil de discussion existe depuis le 14 février 2007 à ce sujet : Mass Effect et la physique. On accuse à tort les jeunes de s’engourdir devant les jeux sur console vidéo, mais en prenant connaissance d’une telle discussion, on se rend compte que c’est un préjugé.

Si on s’en tient à la description de l’environnement du jeu, telle qu’elle apparait sur le site, l’environnement dans lequel il se déroule fait appel à des notions scientifiques.

Nous projetant de 200 ans en avant dans l’Histoire, dans un univers épique, le jeu Mass Effect (effet de masse) propulse les joueurs dans une vaste communauté galactique en danger d’être conquise par un agent légendaire devenu escroc. Une nouvelle expérience spectaculaire, des réalisateurs légendaires BioWare, Mass Effect met les joueur au défi afin de conduire un peloton de combattants de la liberté dans une lutte contre les armées menaçantes afin de reconstituer la paix dans la terre. Enfin, Mass Effect est le premier dans une trilogie de jeux avec une histoire plus qu’envoûtante, où le conflit entre les êtres organiques et l’intelligence artificielle prend vie avec clarté (traduction libre de l’auteur).

Ce qui est étonnant de cette discussion, c’est que le dialogue entre les participants les conduit à faire le tour des enjeux principaux de l’astrophysique, à partir des effets crées par une masse sur l’espace temps, de la remise en question des constantes cosmologiques, de la prise en considération des limites imposées par le mur de Planck et finalement des problèmes reliés à la topologie cosmique, un des thèmes discutés dans le blogue univers zéro un. Ces enthousiastes méritent donc un gros bravo pour leur curiosité intellectuelle ! Encourageant de voir que la science, aussi difficile ses arcanes soient-elles à pénétrer, continue à passionner la jeunesse d’aujourd’hui !

Le blogue principal, est en transition entre la cosmologie scientifique et la cosmologie symbolique, le dernier article tentant d’exposer comment sont reliés ces deux systèmes de représentation de l’Univers. En attendant de publier d’autres articles plus élaborés, je vous fait part d’une de ma dernière trouvaille, un essai dont le titre a retenu mon attention !

Tout l’univers dans un atomeÉvidemment, un livre écrit par Sa Sainteté le dalaï-lama ne peut jamais nous laisser insensible : il est important de promouvoir également la vision des sages de ce monde.

Inutile pour le moment de m’étendre sur ce thème, un signet étant encore inséré en première page du livre, mais la fiche bibliographique de l’éditeur saura vous mettre sur la piste de réflexion en nous invitant candidement à un dialogue entre la science et le bouddhisme. Je ne peux que vous souhaiter bonne lecture !

Pour le moment, j’explore l’Univers symbolique et cosmologique des Amérindiens, après avoir fait un survol de celui des Bouddhistes. Cet ouvrage devrait aider à présenter mon point de vue ultérieurement sur la place de ces nouveaux univers dans mon système de représentations. Pour le moment, je continue à remplir mes carnets de notes – le blogue n’étant qu’une porte entrouverte sur mes recherches personnelles. Depuis janvier 2007, j’en suis à mon quatrième carnet de plus de 200 pages… remplis à craquer ! Je travaille dans le cahier numéro 41, aujourd’hui – car il y a bien des annnées que je besogne en solitaire, à travers mes contrats de consultation aussi, pour gagner ma croûte !

Notamment, un autre facteur ralentissant les publications sur ce blogue est que je travaille simultanément sur la scénarisation d’un roman, d’un tout autre ordre. J’estime qu’il y a de deux à trois ans de travail devant moi pour atteindre les objectifs que je me fixe. J’ai failli vendre la mèche au bas de ce billet, mais je me suis ravisé. C’est un thème tout à fait inédit, n’ayant jamais été abordé et pour le moment je crois au pouvoir de la discrétion et du secret !

À part ces quelques amies et amies de mon entourage immédiat, bien peu de personnes pourraient imaginer vers quoi je me dirige, un univers bien différent de ce qui apparaît dans le blogue univers zéro un ! Il faut se garder des jardins secrets…

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