juin 2006


Plateau Mont-Royal
«Gérard, as-tu les clés du char, Gérard, pour qu’on sorte d’icitte…»

Considérant que c’est ici le laboratoire du blogue univers zéro un où je me suis engagé à ne pas me censurer, rappelons que l’auteur possède aussi la fibre d’un Québécois qui se choque, qui réagit, qui fait une montée de lait. On ne peut pas toujours donner dans la littérature scientifique. Et quand je vois qu’on s’interroge, sinon qu’on s’appitoie sur l’état de la blogosphère québécoise, ben la, comme dirait Daniel Pinard, ben la, oui, les molécules et les atomes me font trois petits tours et puis s’en vont !

J’ai repéré un billet intéressant, Bloguer au Québec, dans le blogue Disparate, et cela m’ai fait réagir. J’y ai laissé un commentaire, que je vous livre ici.

Encore pris dans nos bancs de neige ?

Il est certes fort à propos de s’interroger sur l’état de la blogosphère au Québec. Pour les blogueurs francophones, encore plus pour ceux du Québec, le web sémantique et ses étiquettes françaises (tags) permettent maintenant de repérer facilement des billets sur des thèmes spécifiques. Les outils que Technorati ou Del.icio.us sont francisés; nous avons maintenant l’opportunité d’établir des catégories nous étant tout à fait particulières, pourquoi pas ? Une folksonomie québécoise est en devenir.

Ayant choisi d’être hébergé chez WordPress en explorant des thèmes n’étant pas spécifiques au Québec,  tels que l’astrophysique, la cosmologie ou la cybernétique, cela conduit à un point de vue un peu différent sur la francité des blogues. Ces billets n’attireront pas les masses – et ce n’est pas l’objectif pour le moment. Heureusement, depuis quelques semaines, on peut parcourir sur le portail de WordPress différents palmarès maintenant classés par langage, permettant ainsi de repérer facilement un blogue tel celui-ci. Mais ici, nous parlons uniquement de français, et non du Québec. WordPress héberge près de un quart de millions de blogues, imaginez les Québécois là dedans… ils ne sont pas légion !

Alors, si on veut se concentrer uniquement sur le phénomène québécois des blogues, doit-on avouer qu’il n’est pas simple de les repérer. Je me souviens de m’être inscrit à un défunt annuaire québécois des blogues http://www.quebeblogues.com/ sur lequel il n’était même pas possible de faire une recherche, sinon en tournant les pages une à une.

Cette réflexion sur l’état de la blogosphère québécoise serait comme le pendant logique d’un constat inévitable pour les blogueurs : ce besoin criant d’être vu, d’être lu, d’être répertorié… presque pathologique chez certains blogueurs qui insistent un peut trop la dessus. Peu nombreux, nous sommes dans cette logique Grattes-moi le dos et je vais te le gratter aussi. On a parfois l’impression, à lire tant de billets sur ce thème «comment vous faire voir» que nous souffrons tous de la maladie du référencement : rechercher inlassablement des annuaires, s’y inscrire et espérer voir le compteur grimper.

Mais à quel prix ? Souvent, pour un contenu qui laisse à désire, au profit d’un besoin maladif de publier billet sur billet, même si on a rien à dire ? Cela ne risque-t-il pas de créer une espèce de pollution littéraire et de diluer encore plus notre spécificité québécoise ? Outre les blogues reconnus de journalistes ou plus officiels d’institutions, la question véritable est de connaître les motifs réels pour bloguer.

Le blogue est certes une fantastique plateforme collaborative pour partager ses recherches, réflexions ou opinions sur un thème qui passionne le blogueur; ainsi, on peut repérer petit à petit des lecteurs ou des lectrices partageant nos intérêts. Il est bien agréable de s’établir graduellement un réseau de correspondants les partageant, en laissant ici et là quelques commentaires sur des billets traitant de thèmes similaires. Plus agréable, en tous cas, que de passer son temps à se demander comment augmenter son lectorat; mais ceux qui partagent notre passion ne sont pas nécessairement ceux qui habitent notre nation en devenir, rappelons-le.

Certes, la spécificité de la culture québécoise est indéniable; on pourra voir éclore des blogues sur le nationalisme, la culture artistique, littéraire ou cinématographique propre au Québec. Tous ces thèmes peuvent être développés avec intérêt et originalité et méritent certes qu’on y porte attention. Cela est indéniable. Mais est-il vraiment nécessaire de devenir soudainement ethnocentriques et de nous prendre pour le nombril du monde ?

Beaucoup de blogues francophones peuvent être repérés, en recherchant dans les thèmes qui nous intéressent à l’aide des étiquettes dans les engins les plus reconnus. Pour les blogueurs qui voudraient focaliser sur des thèmes spécifiques au Québec, il y a énormément de potentiel, dans la mesure où on se concentrera sur ceux-ci. Il y en a aussi qui ne sont pas spécifiques au Québec, notamment au niveau de la science, de la philosophie, de la sociologie, de l’anthropologie par exemple. Toute dissertation sur des phénomènes sociaux ne doit pas nécessairement aboutir à tout prix sur la spécificité québécoise, parce qu’on se pense un blogueur québécois. Inutile non plus de vouloir alors se réfugier sous la bannière de blogue québécois.

Nous sommes peu nombreux pour le moment à bloguer en français sur la planète, mais est-ce si épouvantable ? Nous pouvons aussi bloguer en québécois avec nos bancs de neige, notre maudit hiver, notre calcium, notre Labatt Bleue, nos gros chars, nos chars allégoriques de la Saint-Jean, notre PQ, notre forêt boréale, notre Hydro, nos Fred Pellerin, Star Académie, Cirque du Soleil, Céline Dion, Télé-Québec, notre Journal de Moréal [...] ou notre Devoir…. Nous sommes sans doute encore moins nombreux. Les choix ne manquent pas pourtant ! Si le cœur vous en chante, vous pouvez créer une catégorie poutine, pourquoi pas… Tiens, un blogue sur la poutine, qui en aura l’audace ?

Nous sommes un peuple créatif et il y a tant de place à l’originalité, à l’humour aussi qui nous qualifie bien. Nous pouvons apprendre au reste de la planète qui nous sommes aussi intéressés par cette enfilade de thèmes, improvisée ici par un jeu spontané d’associations libres, sans malice. Et tous ces thèmes s’ouvrent sur tant d’autres. Laissez-vous aller si le cœur vous en dit.

Nous pouvons très bien partager nos affinités. Pour tous ceux et tous celles que la culture québécoise intéresse plus particulièrement, nous pouvons nous distinguer; mais n’oublions par non plus de nous distinguer par la pertinence de nos thèmes, par la qualité du français ou du québécois pour ceux qui veulent explorer ce filon. En fait, aucune objection pour qui se demanderait, comme Yvon Deschamps, «les blogues, qu’ossa donne ? »

Même chose pour qui voudrait bloguer de sa cuisine et nous parler de l’arôme de son café fraîchement torréfié; le blogue personnel est aussi une belle forme de journal intime aussi, ouvert sur le Web pour ses amis et ses connaissances et aux visiteurs inconnus de surcroît. C’est merveilleux aussi, il ne faut pas décourager ces initiatives de petites communautés personnelles. On aime zapper sur la télé et on le fait aussi sur le Web. Même si le blogue univers zéro un – l’autre versant du labo – est un peu empesé, son auteur utilise aussi du papier hygiénique, en plus du papier de ses cahiers de notes !

Mais retenons avant tout ceci : Depuis 30 ans, nous avons de la difficulté à gérer notre identité, votant bleu, votant rouge, votant bleu, votant rouge, disant non, oui, peut-être, avançant, reculant… Pour reprendre cette inénarrable parodie de la limousine de Jean-Chrétien prise dans son banc de neige, le flag du Canada accroché sur son antenne : «t’avances, t’arcules, t’avances, t’arcules, mais t’es toujours dans ton char du Canada».

Ne faisons pas ainsi avec nos blogues, définissons-nous certes, mais ne nous empêchons pas de nous ouvrir sur le Monde dans la mesure du possible et de traiter de l’Universel aussi.

Mission Biospace 
Une exposition par l’auteur du blogue Sociologie de la déviance

Au hasard des promenades, un nouveau blogue sociologique de découvert, avec un billet  très intéressant intitulé La société de contrôle de demain est-elle déjà une attraction ? En le lisant, il m’a inspiré le commentaire suivant, laissé sur le blogue de l’auteur.

Ce billet a été découvert à partir de Blogpulse, en consultant le thème astrophysique. Bien sûr, les résultats de la requête ne comporteront probablement plus ce billet, car cette recherche dépend du moment où elle est effectuée. Blogpulse est un outil très intéressant à explorer !

Commentaire laissé dans le billet…

Votre article est très intéressant à double titre. Il nous oblige à établir une connexion entre la littérature spéculative, nommée trop communément science-fiction, et les faits sociaux de notre monde d’aujourd’hui, d’une part. Il nous confronte aussi à la dimension sociale du contrôle à travers des scénarios d’embarquement où un nombre limité d’Humains devrait cohabiter dans de longues missions, d’autre part.

En ce qui a trait à notre obligation de réfléchir, nous pouvons avoir ce privilège de nous appuyer sur partir d’oeuvres fondamentales, un héritage de grands penseurs que nous négligeons trop. 1984 de Orwell, la tétralogie 2001-3001 de Clarke ou le Grand livre des robots (Prélude et gloire de Trantor) de Asimov ou son Cycle de Fondation, menant à l”établissement d’un nouvel empire sont des œuvres phare. Force est de reconnaître que ces auteurs nous proposent des scénarios où il nous faudrait absolument revoir notre relation avec la technologie. Au lieu de les considérer uniquement comme des œuvres fictives, il est de notre devoir d’utiliser leur dimension spéculative comme de levier de réflexion pour établir les paramètres du monde de demain.

Que ce soit la surveillance sociale, émanant des technologies de contrôle – pensons au secteur biométrique, que ce soit encore notre relation à venir avec des automates intelligents – le cas de figure du «meurtre» de HAL est un bel exemple éthique, ou qu’il s’agisse de nous inspirer des lois de la robotique de Asimov afin d’éviter un dérapage potentiel – au Japon on commence à légiférer en ce sens, orientons-nous à partir de ces auteurs.

Impossible non plus de passer sous silence l’apothéose ultime du contrôle social, tel que présentée dans la Matrice, où les êtres humains vivent par procuration dans un monde virtuel via une interface neuronale.

La second point d’intérêt, relativement à la cohabitation d’Humains ayant différentes généalogies culturelles, pose en effet aussi un problème crucial et l’avenir des missions habitées, constituant des microsociétés évoluant sur des décennies lors de long périple, pourrait complètement bouleverser notre compréhension de la psyché humaine et de l’organisation sociale. Là encore, maints écueils nous guettent, nous pouvons nous entendre la dessus.

Finalement, impossible de passer sous silence votre exposition Mission Biospace. Le dossier est déjà téléchargé et sous examen. Comme le blogue univers zéro un tente d’explorer le thème de la cybernétique, dans une perspective élargie et débordant de la conception initiale de Norbert  Wiener, il me fera plaisir de citer bientôt votre billet et votre exposition, une fois que j’en aurai assimilé le contenu.

Grand bien soit fait à votre blogue, que je découvre… il vient d’être ajouté dans le pavé droit du blogue, section <em>Univers parallèle</em> !

Enfin, pour vous donner un aperçu de la perspective du blogue qui est un peu mon journal de recherche personnelle, je vous invite particulièrement à visiter la série de billets Anthropologue recherche cybernéticien

Acceptez donc les modestes salutations d’un chercheur, sans papiers, toutefois !

Apostille 2006-07-01

Le sujet du contrôle sicual fait vraiment surface cette semaine. Deux nouvelles parutions dignes de mention.

  • Big Brother takes a controling interest in chips, publié jeudi le 29 juin, dans The Guardian, est un commentaire à la fois sur un roman spéculatif de Vernor Vinge, Rainbows End, mais aussi une réflexion sur une nouvelle technologie d’Intel, Trusted Computing Platform en voie d’implantation dans les microprocesseurs d’Intel. Cette technologie pourrait bloquer le fonctionnement de toute application ne répondant pas aux normes de certification du groupe, décourageant ainsi toutes les initiatives de logiciel de type Open Source.
  • En fouillant un peu pour trouver un peu plus de détails sur cette nouvelle plateforme technologique, on retrouve un bref essai pertinent de Richard Stallman, intitulé Pouvez-vous faire confiance à votre ordinateur ?, extrait d’un livre complet à ce sujet. On s’approche donc ici du monde réel, de ce qui peut vraiment nous toucher de près, même si le point de départ était placé dans les sphères éloignées de la fiction. Il semble d’ailleurs que nous ayons une tendance naturelle à vouloir rejeter les oeuvres de fictiion comme si elles nous projetaient à des années-lumières en avant alors que nous avons le nez collé sur la vitre. Cet auteur a d’ailleurs fait valoir son point de vue à la conférence 2006 Computers, Freedom and Privacy en mettant en relief comment le développement de nouvelles technologie et de lobbys et cartels pourraient nous mener dans une société encore soumise aux contrôle de plus en plus invasif, nettement plus que ce qu’avait prédit Orwell.
  • Il est à propos d’ailleurs d’emprunter momentanément une perspective anthropologique devant ce risque de dérapage technologique. Ayant déjà présenté un billet sur la singularité technologique et le transhumanisme dans le blogue univers zéro un 101, je trouve particulièrement intéressante cette remaque de Stallman, citant l’auteur Ken MacLeod qui fait une remarque tout à fait outrecuidante sur la singularité :

Quand les êtres humains sentent qu’ils ne peuvent pas changer le futur, ils commencent à imaginer que peut-être des êtres surhumains le peuvent : dieux, anges, extra-terrestres – et maintenant intelligences artificielles (AI). L’idée de la Singularité est juste une version sophistiquée de cette… superstition antique, que l’Histoire humaine est ou sera bientôt faite par quelque chose d’autre et de meilleure que les êtres humains.

  • Avouons que cette remarque laconique jette une douche froide sur le rêve de la singularité technologique, tel qu’exrpimé par Kurzeil et tout le clan transhumaniste. Cela nous place en effet devant le miroir mythologique du futur, car non seulement tentons nous de justifier nos existences par les fables et les mythes provenant du passé, mais sommes-nous aussi en train d’en créer de nouveaux pour le futur. Il est donc aussi important d’exercer un regard critique dans ce sens.

Enfin, une réponse au billet de Patrice Fernandez, cité dans le présent billet :

Petite campagne

Un chercheur sans papiers ne fréquente plus les classes. Il fait plutôt l'école buissonnière, partant avec son sac à dos, un ou deux livres en chantier de lecture, quelques crayons pour les annotations, son petit cahier quadrillé, une pomme, une bouteille d'eau… Il s'en va parfois réfléchir dans sa petite campagne urbaine, en prenant de longues marches ou en enfourchant son vélo pour de merveilleuses randonnées à travers les rues de sa ville.

Cette petite campagne urbaine, il tente de l'inventer à chaque jour, en zigzagant dans tous les recoins qui se présentent dans son quartier, recherchant parfois des endroits moins fréquentés où il pourra laisser vagabonder son esprit et imaginer quels seront les prochains thèmes qu'il abordera dans son blogue, ce petit univers qu'il invente pour ses lecteurs et lectrices au fil des jours, des semaines et des mois.

Pourtant, il ne les connaît pas tellement, quelques commentaires sinon, et ce n'est pas un souci qui le ronge. Il a plutôt le bonheur de savoir que son nouveau cahier de notes est ouvert à tous. L'exploration de différents thèmes le passionne. Patiemment, dans sa solitude, il sait vers où il se dirige, pas à pas, même s'il n'est pas tout à fait sûr de sa destination. C'est l'itinéraire qui est le plus important, et non la destination. Comme le disait un philosophie québécois, le chemin le plus long à faire, quand on entreprend un long voyage, c'est le premier pas. Et ce premier pas, je suis maintenant convaincu de l'avoir fait, en ouvrant mes cahiers.

Mais la route n'est pas toujours facile, elle est même longue, quand la curiosité est insatiable, quand les livres ne cessent de nous faire des clins d'oeil, quand les librairies ne cessent de nous fasciner.

Il y a quelques jours, j'ai vu un magnifique livre sur les robots en solde et je ne saurai sûrement pas y résister très longtemps. Il y en avait une belle pile; à ce moment, je rebrousse chemin, généralement. Je décide – le mot est bien grand – d'attendre quelques jours , me disant qu'il y a encore une petite réserve et que la dépense peut encore être retardée un peu. Mais en mentionnant ce fait ici, croyez-vous que je pourrai attendre un peu plus ?

Je mentionnais aussi l'acquisition du livre La machine univers. C'est un des essais les plus passionnants qu'il m'ait été donné de découvrir. Étonnamment je ne connaissais pas cet auteur ni ses ouvrages… Si le hasard – encore un autre mot valise – ne m'avait pas placé devant ce titre, il me semble que quelque chose d'essentiel me manquerait pour continuer la rédaction de la série de billets Calculons-nous mieux que l'Univers. À date, une section du chapitre Les technologies intellectuelles, intitulée «voir, imager» me fait réaliser comment la cosmologie computatinnelle contribue à créer cette nouvelle mythologie cosmologique qui s'appuie sur des simulations informatiques.

Jusqu'au pourront nous conduire ces images numériques, selon l'auteur ? Remarquez que ce livre a été écrit en 1987. Pensez un peu à Google Earth en lisant ce passage, et imaginez les possibilités futures… les extensions possibles de cette technologie.

«L'horizon de l'image numérique est cette fenêtre utopique d'où l'univers entier serait visible sous toutes les échelles et sous tous les modes de représentation imaginables. Un univers où le spectateur-opérateur pourrait intervenir par simple commande vocale pour déclencher des sécheresses, doubler la population terrestre, faire exploser des supernovae ou remonter aussi loin que possible par scénarios et simulations dans l'avenir et le passé».

Tout cela fait sens, le savoir humain s'étend, technologie aidant. Mais le savoir est triste malheureusement en constatant que malgré toutes ces connaissances extraordinaires que nous accumulons, que nous habitons mal notre unique planète, que nous luttons entre peuples ou individus pour toutes sortes de raisons idéologiques, que nous ne savons pas bien gérer nos ressources énergétiques et alimentaires et que nous sommes en train de détruire l'environnement.

Ce constat me décourage un peu et me fait perdre espoir; il me fait parfois même sentir coupable de m'intéresser à des thèmes comme l'astrophysique, la cosmologie ou la cybernétique. La science ne doit pas être faite sans conscience ni sans réfléchir aux conséquences de nos découvertes. Parmi ces thèmes de recherche qui me sont chers, la cybernétique est sans doute le thème qui me tient le plus à coeur, étant donné que notre relation avec les machines, et à fortiori avec des machines intelligentes, pourrait nous conduire à des impasses catastrophiques.

Me voilà bien loin de mon petit sentier campagnard sur le bord de la voie ferrée. Mais, enfin, dans le LABO univers zéro un, j'ai bien décidé de ne pas m'auto censurer et d'opter pour la formule d'un journal de recherche, forcément un journal de réflexion. Que serait une recherche sans réflexion ?

Comme on dit humoristiquement dans des groupes de thérapie sur à peu près n'importe quoi, «est-ce que cela t'a fait du bien d'en parler»? Aujourd'hui, oui. Il ne reste qu'à partir en petite randonnée avec mon sac à dos, pour me soulager un peu !

Promenade Soltsice

Juste un instant de capturé à la pige, au loin, sur un viaduc au dernières lueurs du jour…
 
Nuages différents chaque jour, chaque moment, chaque instant.
Comme nos vies défilant au gré du vent, des saisons et de nos orbites.
À califourchon autour du Soleil, dans un bras de notre Galaxie.
Ou dans les bras de nos amis…
Peu importe ces ans qui passent, le présent dans son absolu silence
Nous accompagne pour nous rappeler son sens…
Non pas qu'il en ait, mais que nous lui en donnons
Par nos décrets, comme en ce jour anniversaire, le tien…
Nous en convenons !
 
Voila. Histoire de souligner la mémoire faillible
Dans ce temps infaillible cependant, pour nous rappeler
Qu'il passe autant que nous…
 
Passager qui t'accompagne amicalement,
Dans des mots impromptus, sans retouche, de peur de cacher toute erreur
Car il n'y en a point.

Ce monde est parfait, dans la mesure où nous en convenons !

Apostille

  • Le court texte ci haut a été expédié hier à mon ami d'enfance.
  • C'était pour son anniversaire, juste à la veille du solstice d'été.
  • Cette année, il a lieu le le 21 juin à 08h26 GMT -5.0.
  • Le soleil se couchera à 20h47, merveilleuse longue journée !
  • Nous sommes donc en été maintenant !
  • En trois soirées, près de 150 photos !
  • Ce soir on y retourne… en attendant d'élire une bonne photo qui mérite publication !